sartrouville_1971_72
lycée de Sartrouville en 1971-72, classe de 1e1



Journal des re-connaissances

1970-2006


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en la forest de longue actente... (Charles d'Orléans)




journal des re-connaissances



24 mars 2006

- Je découvre sur la photo de classe, postée sur copainsdavant, l'un(e)
marie_paule_ou_marie_pascale__ d'entre nous qui dit se reconnaître. Il s'agit de Marie-Pascale Coquard... que j'avais identifiée sous le nom de Marie-Paule Clément... Son père était en mission à la base de Port-aux-Français sur les îles Kerguelen, je crois. Le changement de patronyme s'explique aisément, mais le prénom...? Je me souviens bien de Marie-Paule, moi... Alors qui est Marie-Pascale ?

waustral_mouillage_ker

Michel Renard





île Kerguelen




7 avril 2006patrick_wassef_portrait_711

- Je reçois un message de Patrick Wassef qui a découvert ce blog et la photo. Extraits :

"La vision de cette photo de la Première 1 a fait ressurgir des souvenirs
enfouis, des visages, des voix, des noms qui ont percé les strates de la
mémoire, et disons le tout net, des émotions.

Je me souviens des parties de 7/14/ 21 avec Bernard Cohen, Marc Grillon et421
toi chez Houbé, le petit café près du lycée, et des mélanges infâmes que nous faisions boire aux perdants.
Je me souviens de nos oppositions frontales entre militants de la Ligue et des JC ; toi défendant les positions de l'UNCAL ;
nous, expliquant qu'il ne
pouvait y avoir de "syndicat" de lycéens,
puisque les lycéens n'étaient pas
des travailleurs...

Je me souviens des AG contre la loi Debré, des prises de paroles devant des
centaines de lycéens, des manifs à organiser, des jonctions avec les élèves
du CET, des coordinations, de notre apprentissage de la démocratie en lutte.
pro_bobino_70
Je me souviens des concerts de rock dans le gymnase,  d'un concert de Léo Ferré au théâtre de Sartrouville, du Caméra club (ça c'était en seconde et en première) des cours d'art dramatique avec Geneviève Berger (notre prof de lettres en photo sur ton site) - Je l'ai eu au téléphone l'an dernier (...)

Je me souviens de Laurence Vendroux (Lolo) qui a bougé sur la photo, que j'ai revue quelques années plus tard mais avec qui j'ai perdu le contact...

Philippe Simon a repris l'étude de notaires de son père à Houilles et j'ai
revu Philippe Anjubault il n'y a pas très longtemps, mais plus de nouvelles
des autres, sinon par oui dire."

 

Je lui écris notamment :

Ainsi… les militants répondent toujours les premiers…!

En fait, j'ai placé la photo de notre classe sur internet le 9 décembre, il y a quatre mois. Je croyais à des réponses plus rapides. Mais je surestime peut-être les syndromes de nostalgie des uns et des autres. Ça me fait plaisir de te retrouver.

Ce que tu as ressenti en voyant la photo (tu ne l'avais donc plus…), je l'ai éprouvé il y a quelques temps en recevant par courriel une photo de ma classe de…CM 1. Des noms me sont revenus au bout de quelques minutes, et j'avais le sentiment d'une présence immédiate et très forte.

Cette photo de 1971, je l'ai toujours eue plus ou moins sous les yeux, mais je ne crois pas avoir conservé la photo de 2e ni celle de Terminale dans laquelle se trouvaient avec nous Bernard Cohen, Marc Grillon, Nicole Cabrilhac (qui était forte en maths).

J'avais oublié le nom du café que tu évoques, mais je me rappelle des visites matinales que nous y faisions,2048030872b2 des cafés-calvas d'après-midi… Il y a quelques années, je suis revenu autour du lycée, un dimanche je crois. On espère toujours que de retrouver un lieu abolira un peu le temps…

Mais c'est surtout en réfléchissant pour écrire des souvenirs que la mémoire revient. Il lui faut des bornes témoins, des noms par exemple, ou des événements. J'en ai notés quelques-uns sur un autre blog, mais il me manque beaucoup de repères.
Je crois avoir gardé des bulletins scolaires (pour le nom des profs…) mais avec mon déménagement l'été dernier, j'ai bousculé tout cela. J'aimerais bien retrouver la liste des professeurs de cette époque.

i11Je me souviens du concert de Léo Ferré, mais je ne sais pas si j'y étais. Je confonds peut-être avec les 33 tours de Ferré que Marc possédait et qu'on écoutait chez lui avec Laurence… en s'interrogeant pour savoir si un marxiste pouvait parler de l'Homme ou seulement des masses et des classes… (…)

De mon côté, j'ai perdu tout contact juste après l'année du Bac. Sauf, quelques temps encore avec Dominique Cadoret qui habitait Bezons, étant devenue institutrice. (...)

Michel




14 avril 2006

brubo_s_guier_portrait_71- Je reçois un deuxième message. Il s'agit de Bruno Séguier. Extraits :

"(...) je suis frappé de voir avec quelle mémoire tu es capable de te souvenir d’autant de noms.

Pour ma part je me souviens très bien de Laurence Vendroux (...), de Mireille Soulié, mais à part elles deux, je suis honnête, de personne d’autre, ni de toi.
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En découvrant cette photo, la mémoire m’est revenue.

Je vis aujourd’hui à Compiègne, dans l’Oise. J’y suis d'ailleurs depuis juillet 73, date à laquelle j’avais raté mon bac en terminale au Lycée Evariste Galois ; il faut dire que je n’avais pas vraiment bossé cette année-là…"


Je réponds :

(...) Mémoire… mémoire… j'en ai certes un peu plus que toi au sujet de notre classe de 1e, peut-être parce que j'ai toujours eu cette photo pas loin sous les yeux… Mais ces noms, pour la plupart, je les ai retrouvés sur la liste des sortants de l'année 1973 que le lycée m'a envoyée après que je leur ai écrit (ils n'ont pas d'autres archives). En fait, je les avais dans les tréfonds de la mémoire et ils sont revenus sans presqu'aucune hésitation quand je les ai lus. Comme ce qui t'est arrivé en revoyant tous ces visages.

J'ai eu un message de Patrick Wassef, la semaine dernière, et il a également ressenti une certaine émotion à la vue de cette photo de classe. Avec un afflux de souvenirs qui sont remontés.

Je n'ai malheureusement pas d'autres photos, ni de la classe de 2e ni de celle de Terminale… ou alors elles sont à découvrir dans des cartons oubliés.

Patrick, comme toi, et comme moi aussi…, se souvient de Laurence qu'il a revue quelques années après mais avec qui il a perdu tout contact depuis. (...)

Michel



15 avril

- Je découvre une photo de Laurence Vendroux sur internet . Elle s'occupelaurence_vendroux_portrait_flou_711 depuis plusieurs années du Cinéma Numérique Ambulant (CNA) qui parcourt l'Afrique (Bénin, Mali, Niger) et organise des projections gratuites de films de sensibilisation et de divertissement.


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la légende dit : Laurence Vendroux et Olivier, respectivement
coordinatrice et conducteur à Ouidah du CNA


Ainsi, Laurence est en Afrique. À tout le moins, elle y a passé une partie de sa vie ces dernières années. Isabelle Eberhardt retrouvée. Mystère des destinées du dépassement de soi.

"Il faut aussi apprendre à se donner à l'heure présente, à ne pas vivre uniquement dans l'avenir, comme jusqu'à présent, ce qui est une cause naturelle de souffrance. Vivre dans le passé, en ce qu'il a de bon et de beau, c'est en quelque sorte l'assaisonnement du présent. Mais l'attente perpétuelle du tout à l'heure, du lendemain, produit inévitablement un continuel mécontentement qui empoisonne la vie.
Il faut apprendre à sentir plus profondément, à mieux voir, et surtout, encore et encore à penser."

16 juillet 1900, Isabelle Eberhardt, Écrits sur le sable, tome 1
(Grasset, 1988/2002, p. 329)

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16 avril

- ... et la classe de Terminale ? Ils sont dans mes souvenirs mais je n'ai pas de photos d'eux.

Marc Grillon, mon copain qui était communiste comme moi, mais un peu anar, et dont le grand frère était déjà à l'université.

Bernard Cohen,2266087983.08.lzzzzzzz fou de littérature, d'histoire et de politique, trotskyste à l'époque, il traduit aujourd'hui des romans de l'anglais et de l'espagnol. L'automne dernier, j'ai lu L'homme qui voulait vivre sa vie de Douglas Kennedy, traduit par Bernard Cohen. Haletant et improbable.

Nicole Cabrilhac. Je ne me souviens plus pourquoi une fille forte en maths comme elle pouvait se retrouver en série littéraire... Il faut dire que les "A" de 1973 n'avaient rien à voir avec les classes d'aujourd'hui qui souvent recueillent les plus mauvais des élèves que l'on fait passer automatiquement du CP à la Terminale et qui deviennent des analphabètes à Bac + 2... Nicole était une excellente élève, bonne dans toutes les disciplines, elle devait préférer les Lettres, sûrement...

Geneviève Lebon était une passionnée d'arts graphiques. Elle en a peut-être fait sa profession... Elle adorait Paul Klee au point de faire une comédie quand on s'y paul_klee__1intéressait également, ce qui était mon cas. Mais nous avions de très bons rapports.







16 avril (encore)

- Je viens de trouver une photo de Bernard Cohen. Immédiatement reconnu.

Compte-rendu d'un entretien avec des élèves d'hypokhâgne et de khâgne
de Mantes.

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Bernard Cohen




17 avrilanjubault_71_portrait

- Philippe Anjubault s'est inscrit sur le site copainsdavant mais il n'a pas laissé de
photo récente. Par contre, j'ai trouvé de lui une photo de 4e au collège Maurice Berteaux de Carrières, en 1968-69 :


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Je l'ai identifié tout de suite :   anjubault_4e. Dans mon souvenir, Philippe Anjubault affichait un caractère un peu taciturne, une réserve qui ne l'empêchait pas de montrer des convictions d'extrême-gauche. Son père était réalisateur à la télévision, il avait été responsable technique de l'édition du journal télévisé sur la actualit_s_t_l_vis_esdpremière chaîne dans les années 1960, de la génération des Lazareff, Desgraupes, Dumayet, Igor Barrère... En 1970, il avait réalisé un "Lénine par Lénine" avec Marc Ferro et Pierre Samson.lenine_zurich_1916 Mais nous n'en parlions pas. La télévision n'était pas, comme elle est devenue, la source première des sollicitations "culturelles". Et puis, nous ne nous définissions pas par nos pères...




                        * 18 mai

                            Trouvé cette autre photo de Philippe Anjubault,
                            postée sur photo-de-classe.com.
                            Il est en classe de 5e, l'année 1967-68.       

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                            Après des études de Lettres et de communication,
                            Philippe est devenu journaliste et habite Carrières-sur-Seine dont
                            il est conseiller municipal.


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21 avril

- Je reçois un message de Laurence Vendroux :

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Bonjour Michel, ça y est, vous m'avez repérée, pourtant, j'essaie de me planquer dans le fin fond de l'Afrique mais le grand Wassef dit Wa Wa m'a retrouvé grâce à toi. Alors un grand merci. On doit retrouver les autres si on s'y colle. Qu'en penses tu ?
Donne moi de tes nouvelles.
j'ai une Zoé  de 18 ans et un Ferdinand de 15 ans et un cinéma numérique ambulant de 6 ans.
À bientôt

Laurence

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26 avril

- un autre message de Laurence   :

Michel,

Merci pour ton site qui m'a bien fait voyager, j'ai revu Patrick laphoto_meyer_tf_05
semaine dernière et c'était plein d'émotions... mais c'était un déjeuner bien trop court, j'espère en refaire d'autres. Je suis allée visiter tes blogs qui m'ont bien fait sourire.
Cette photo, je l'ai toujours et il faut que je retrouve cette caisse magique ou je dois en avoir d'autres.
Fais moi signe, ça me ferait plaisir avant que je reparte en Afrique, plus précisément au Mali.
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire tes aventures de leader, c'est vous qui m'avez ouvert l'esprit, que d'émotions depuis, depuis quelques jours, j'y pense et je te revois incroyablement.
Patrick me dit qu'il ne se rappelle pas de Bruno Seguier, moi je me rappelle parfaitement de son petit look d'enfant parfait.
Tu m'as bien ému car je suis en train de lire, Isabelle Eberhardt : Yasmina que j'ai piqué à ma fille Zoé.2867462967.08.lzzzzzzz
A bientôt, je le souhaite.
Jean Louis Varlet fait des recherches, as-tu son adresse, car sur ce site des copains d'avant, pour avoir les adresses il faut payer, ça m'énerve un peu mais dis moi si tu as payé qu'on se mette au même diapason...

Laurence



28 avril

- J'écris à Laurence à 2 h du matin :

Bonjour Laurence,

Comme c'est troublant ce sentiment du temps qui semble se consumer… On pourrait croire que nous sortons d'un cours de Terminale en 1972 ou 73, les sensations émergent du limon gigantesque accumulé depuis toutes ces années… Comment concilier cette proximité ressentie avec ce que nous avons été à 18 ans et ce 50714montesson_028mque nous sommes devenus depuis, complètement autres ? Des cultures maraîchères de la plaine de Montesson-Sartrouville aux horizons de l'Afrique sahélienne…

C'est un peu ce qui me retenait de tenter un contact avec toi, que j'avais repérée par les petits cailloux blancs que ton cinéma ambulant avait laissés sur internet. Outre la confusion par une homonymie toujours possible, je me disais que tu ne souhaitais peut-être pas être dérangée, que le temps avait suscité de multiples raisons de ravaler les souvenirs de lycée au rang de péripéties plutôt banales…

Je suis donc très content que tu répondes, et comme toi, assailli d'émotions… de craintes aussi que les dynamiques de nos existences actuelles rendent vulnérables ces retrouvailles.portrait___4_mini

Mais si le temps nous a irréversiblement éloignés les uns des autres, je suis convaincu que nous ne sommes pas très différents des lycéens de 1973. Autres mais pas différents. Nous enchaînons certes plusieurs vies à la suite mais la petite flamme est toujours là…

Au chapitre des vies qui se succèdent, j'ai, pour parler comme toi, "un" Pierre de 25 ans et "un" Émile de 2 ans. Et si tu décolles bientôt pour le Mali, je pars demain en Sicile pour une petite semaine. Jusqu'à l'année dernière, j'étais resté en région parisienne. Aujourd'hui, j'ai émigré à côté de Saint-Étienne. Je ne suis donc qu'un petit voyageur à côté d'une grande exploratrice…

On peut essayer de retrouver les autres. J'étais inscrit à Copainsd'avant, mais je n'ai pas renouvelé… je n'ai donc pas les coordonnées de Jean-Louis Varlet. Si il est perspicace, il devrait finir par trouver l'adressetatavoitures2 internet que j'ai laissée sur ma fiche à Copainsd'avant. Et je vais continuer les recherches.

C'est épatant ce que tu fais en Afrique, je crois que tu nous as tous doublé en matière d'engagement…!

Michel

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29 avril

- Je trouve cette photo de Jean-Louis Varlet, "postée" sur le site Copainsdavant :

810062


Mais pas d'adresse ni de message. Il n'est pas encore tombé sur ce blog.



18 mai

- Je reçois un message de Gérard Boulanger :g_rard_mini

Bonjour Michel !
Quelle émotion ! Je vois le frère de Laurence Vendroux hier aux infos et me voilà à chercher sur Google si je trouvais une trace d'elle. Juste comme ça, la curiosité, et puis aussi raviver ces traces, ces  morceaux de vie, qui m'ont amené jusqu'ici, jusqu'à cet âge, comme tu l'écris à peu près, où on commence à regarder derrière. Bref, je tombe sur ton blog et cette photo de classe de 1ère.

Ce n'est pas la période de ma vie qui m'a laissé le meilleur souvenir, mais j'y ai laissé des amitiés, des affections, et forcément des images chères que j'ai dû arranger avec le temps. Pas besoin d'être historien
sartrouville_1971_721 pour ça, je crois qu'on a tous cette curiosité pour le moins, et peut-être même cette certitude qu'il y a un lien permanent avec ces rencontres qui nous ont aidé à grandir. Il a été très amusant et étonnant de constater combien les noms que tu donnes des élèves présents sur cette photo (plus que les visages) réveillent de souvenirs, d'anecdotes, de tendresse (...) ou … rien ! Certains noms n'appellent aucune image, aucun sentiment ou ressentiment. Trahison de la mémoire due au temps sans doute.

jaunverCette re-rencontre m'a bouleversé. Constat. Je ne peux pas dire encore pourquoi, mais si je n'évoque pas trop cette période même pour moi-même, il est évident qu'elle a laissé des traces profondes.

Et puis seconde émotion, encore plus bouleversante : tu fais partie de "Sauver les lettres". En tant qu'instituteur, et plus spécialement habitué aux classes de CP, j'ai une profonde détestation pour le message que vous voulez
bleufaire passer (et réussissez assez bien au demeurant) et la stigmatisation que vous faites des enseignants de ce niveau. Ce qui ne veut pas dire que je sois forcément en désaccord
avec toutes les idées, qui ne sont que des idées et sont respectables et discutables de fait. Mais la médiatisation qui est faite autour de votre association est telle qu'elle semble privilégier un message
populiste plus que la volonté de débattre.

rougeJe me suis senti… trahi, déçu de ne pas pouvoir me réjouir pleinement de nos «retrouvailles» ! J'ai pensé sur le moment «faire le mort», et puis je me suis dit que je pouvais au moins répondre à ton désir et
ton effort pour retrouver ces personnes que tu as côtoyées un temps. Et puis il m'a semblé qu'il existe un lien de caractère entre tes engagements politiques de l'époque et la fougue que tu continues à montrer pour cet autre combat…
Alors voilà.

Je ne sais pas trop jusqu'où va ton envie de retrouver les gens, ce que tu as envie «d'en faire», ce que tu souhaites savoir… Sache que je suis donc instit, toujours célibataire, et vivant à l'étranger depuis 1978 (actuellement au Maroc). Si je n'ai plus du tout de contacts avec nos compagnons de classe, je peux quand même te dire que Gilles Lorentz vit à (...), travaille dans une agence d'architecture, est marié et a 2 grands enfants. Annick Dollo quant à elle vit à Montreuil en compagnie d'un artiste-peintre avec qui elle a eu 2 enfants.
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Je ne sais pas ce que deviendra ce message, mais sache aussi que certains souvenirs me sont chers. Ceux que tu m'as permis de revivre depuis hier en font partie : l'Uncal, les discussions sans fin pendant les cours (de philo je crois), les disques des Doors qu'on écoutait dans ta chambre, la gentillesse de tes parents (dont j'espère qu'ils vont bien), Marie-France Rieder…

Gérard Boulanger
Marrakech


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Je réponds à Gérard :

Salut Gérard,

Alors, tu es au Maroc… Voilà pourquoi, peut-être, je ne trouvais aucune trace de toi. Presque trente ans que tu vis à l'étranger…! Comment es-tu arrivé à Marrakech… que je n'ai jamais visité mais qui a quelques154091_2117271 raisons de m'intéresser aujourd'hui… Tu me stupéfies. Comme Laurence, repartie ces temps-ci en Afrique.
Ta lettre porte toute une complexité de sentiments à l'évocation de ces souvenirs. Pour d'autres raisons que toi sûrement, je me sens également partagé. Craignant, nouvel Orphée, qu'en me retournant avec insistance sur ce passé, toute positivité s'évanouisse pour toujours.
Mais la curiosité est forte. Et le souhait que ce qui nous rattache à nos années lycéennes soit finalement à l'abri des vicissitudes de nos vies écoulées depuis.

Je crois n'avoir conservé que cette photo, qui focalise les réminiscences sur la classe de 1e, mais nous nous connaissions depuis la 5e quand le lycée s'appelait Marcel Roby. Tu étais demi-pensionnaire comme moi et lycee_marcel_robynous étions souvent ensemble à discuter (ou réviser…?) après le repas. Tu avais choisi espagnol en seconde langue vivante en 4e, comme moi, non…? La cour était ceinte des bâtiments scolaires : le lycée n'était pas "ouvert sur la vie", et heureusement… Cela nous a permis d'activer notre imagination et de nous consacrer à l'univers de nos cours, aux versions allemandes et latines, aux lectures expliquées…

Je me souviens de ta maison à Bezons, dans ce jardin en longueur, j'ai dû y aller quelques fois… C'était rue Parmentier…? Je pense l'avoir reconnue sur vue aérienne, mais je me trompe peut-être.

dictionnaire_diable1Te rappelles-tu m'avoir vendu, pour 50 francs, un solex 2200, un Dictionnaire du diable et de la démonologie (éd. Marabout) que j'ai toujours… et deux autres livres…? C'était en 1969. À cet âge, tu t'intéressais à la vulcanologie, métaphore des incertitudes de nos adolescences.



Je suis à "Sauver les Lettres" oui… Ne te sens pas "trahi". C'est ma façon d'être fidèle à l'école et aux maîtres que nous avons connus, et sans aucune stigmatisation des professeurs du primaire… Je suis fils d'instituteurs. Et ne souhaite qu'une chose, c'est que l'école continue d'être utile aux élèves, finalité que lui dénie le pédagogisme dominant célébrant les vertus de "l'auto-constructivisme" du savoir par l'enfant…
Tu remarques avec lucidité "qu'il existe un lien de caractère entre (mes) engagements politiques de l'époque et la fougue que (je) continue à montrer pour cet autre combat". C'est vrai. Je mourrais probablement avant d'en avoir identifié le "moteur initial"…

motorcycleJusqu'où va mon envie de retrouver nos camarades de lycée…? Je n'en sais rien encore… Je me demande d'ailleurs si c'est vraiment possible, si le récit biographique peut combler cette béance chronologique qui nous sépare du début des années 1970, si nos regards rétrospectifs seront audibles et acceptables les uns pour les autres…, jaunesi on peut re-connaître à cinquante ans ceux qui ont accompagné notre jeunesse qui n'en avait pas vingt. La part de narcissisme et de mortification nostalgique que traîne une telle démarche peut-elle se combiner à nouveau avec l'altruisme ? Je l'espère.

Comme j'espère que Gilles Lorentz et Annick Dollo liront ces échanges un jour ou l'autre. Tu te souviens de Marie-France Rieder…? Eh bien…, tu es le premier à m'en parler après 35 ans…

Michel

* les tableaux sont de l'artiste canadien Carol Dallaire


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19 mai - (mis en ligne le 3 août)

- Nouveau message de Gérard Boulanger :

bonsoir,
je suis très touché par la rapidité de ta réponse et plus encore par son contenu, qui redonne du sens à la qualité des souvenirs des quelques rares personnes auxquelles j'ai souvent pensé.Bezons_vue_a_rienne

Je ne t'ai pas dit, mais il m'est arrivé parfois, pendant ces années, et me rendant chez les parents, de faire un petit détour par devant les logements de l'école Marcel Cachin [photo ci-contre], sans attente particulière mais pour éveiller des images qui devaient bien m'apporter quelque réconfort ! Je fais ainsi assez régulièrement de ces pélerinages...
Je dois te dire aussi combien je suis surpris et admiratif de ton écriture, alors que je ne me rappelle pas qu'elle ait été une de tes qualités premières pendant ces années de lycée... je me trompe ? Sans doute.

Tu trouves stupéfiant que je puisse être depuis longtemps à l'étranger, alors que, dans la façon que j'ai d'ainsi me déplacer, je ne vois qu'une assez grande facilité. Il m'était trop difficile d'imaginer pouvoir vivre professionnellement et personnellement dans un espace aussi restreint qu'un département ou une région, et d'être capable d'anticiper le déroulement des années à venir avec une grosse
probabilité.

Et puis, des évènements se sont présentés (notamment mon incapacité à imaginer pouvoir faire un servicedjibouti militaire !), des rencontres se sont faites, qui m'ont amené à vivre tout d'abord en Éthiopie
[photo Djibouti ci-contre], en Californie, en Allemagne et maintenant au Maroc. Entre ces divers et longs séjours, des périodes de "diversification" professionnelle (un resto/galerie d'art à Paris, un séjour dans une boite de pub, un autre dans la mode pour un créateur de bijoux "couture "...), beaucoup de gens, souvent des rencontres, et quelques amitiés solides et diverses. Changement aussi, plus âpre, moins "choisi", de sexualité, mais qui est venu comme une touche de couleur suffit quelquefois à éclairer un tableau...


Voilà, c'est juste un itinéraire, un bout de chemin qu'il me mur_architecture_strasbourg_alsace_france_646339_1semble avoir parcouru à grande vitesse (et, hélas, l'image fugace du mur qui est en face et pas si loin !). Je suis assez troublé que tu me dises que j'étais intéressé par la vulcanologie... d'abord parce que je ne m'en rappelle pas du tout, les méfaits de l'âge ? Mais aussi parce que c'était la passion de mon frère aîné, modèle intermittent de mon adolescence, et qui est décédé en 89. J'ai dû probablement à ce moment-là vouloir lui ressembler au point de faire croire que je pouvais partager les mêmes intérêts.

Et, oui, je me souviens de Marie-France, personne et souvent personnage touchants, avec qui j'avais une relation amicale, reposant beaucoup sur ma naïveté (je ne t'ai jamais raconté, je crois, car c'était postérieur au bac, les incroyables histoires qu'elle a pu me raconter (se raconter ?).

Au fait, petite anecdote pour finir ce message : j'ai accueilli il y a 3 semaines les parents d'une amie parisienne, couple d'environ 65 ans, charmant, intéressant. Autour d'un tajine, la discussion porte sur
leurs parcours professionnels : elle a été prof de bio. Où ? Et oui, au lycée de Sartrouville ! Quand ? Tu l'as deviné. Son nom, Vernier, ne me dit rien, mais nous avons évoqué avec chacun un point de vue forcément différent, quelques noms : monsieur Paul, madame Rey, mademoiselle Herbert ("Herbert est basque", "Tu rêves, Herbert ?", font partie de mes souvenirs de cette époque !), Grainville, et d'autres encore....

Drôle de coïncidence de tomber ensuite sur ton blog.
A bientôt (j'espère).
Gérard

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école Auguste Renoir à Marrakech


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cour de récréation de l'école Auguste Renoir à Marrakech

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équipe enseignante de l'école A. Renoir (Marrakech)


Gérard figure-t-il sur cette photo ?
Je crois que oui... Debout, deuxième à gauche.



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19 mai  - (mis en ligne le 3 août)



- sous le titre "mort de rire", je reçois ce petit mot par la messagerie de Copainsd'avant.com Marc Binazzi, dont je n'avais pas souvenir du nom, se manifeste avec raillerie et causticité, prenant notre nostalgie à rebrousse-poil.


t_Sartrouville_1971_72Je suis le second à partir de la gauche en haut de cette mémorable photo que j'ai aussi conservée et je n'ai aujourd'hui que quelques cheveux mais apparemment ne suis pas le seul. J'ai vu récemment que Patrick Wassef s'était inscrit sur ce site. Un ancien contestataire qui nous avertissait en classe des dangers des films d'Henri Verneuil qui échoue sur un site de quinquagénaires nostalgiques, c'est n'importe quoi. Pour mabinazzi_expert_traducteur part je suis devenu traducteur et interprète, je travaille pour la justice, dans les tribunaux notamment.

Amitiés d'un ancien d'Evariste Galois

Marc Binazzi
mbinazzi@wanadoo.fr


Salut Marc,
J'avais oublié les préventions de Patrick à l'égard des films d'Henri Verneuil... Que leur reprochait-il ? Évidemment, le message "politique" n'était pas en phase avec le romantisme révolutionnaire qui nous dominait... mais les personnages de Verneuil avaient quelque chose des héros d'Homère : la mesure humaine (rien à voir avec les mutants et autres humanoïdes de Ridley Scott ou de James Cameron...) et leur face-à-face avec les sentiments et réactions essentiels de l'humaine humanité.

Michel R.

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(Marc, j'ai eu un incident de messagerie et ai perdu ton deuxième message... - renvoie-le moi, s'il te plaît)


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19 mai  - (mis en ligne le 3 août)


- je suis content d'avoir des nouvelles de l'une d'entre nous dont j'avais oublié le nom. Et qui a été mise au courant par un autre que moi. La synergie commence. Salut Évelyne...!


Bonjour Michel,


J'ai été avertie de la recherche que tu mènes et de l'existence du blog sartrouville 73 par Marc Binazzi.

Sur la photo, je suis la dernière fille à droite, au deuxième rang en partant du bas. Je m'appelais Evelynet_Sartrouville_1971_72 Leroy à l'époque. Je me rends compte en revoyant cette photo et les noms de nos camarades à quel point j'avais occulté ce temps. J'ai été - comme la plupart des gens sur cette photo - en 2ème 1, 1ère 1 et Terminale 1. Nous avions la chance à l'époque de ne pas avoir un proviseur soucieux de casser des groupes et qui au contraire recherchait la cohésion. Je me souviens que nous travaillions dans une ambiance agréable.

La jeune fille juste derrière moi se prénomme bien Marie-Paule, c'était ma meilleure amie à l'époque. Je ne sais pas ce qu'est cette énigme sur son prénom !? J'ai perdu contact avec elle peu de temps après le passage du baccalauréat. Mes autres amies étaient Séverine Labouthière et Chantal Wetstein. J'ai eu l'occasion de revoir Séverine quelques années après le lycée, elle avait la passion des chevaux et voulait travailler dans ce milieu.

Pas étonnant que l'on ne se souvienne pas de moi, j'étais très effacée, déjà àbdic2 l'époque. Après ce lycée, je suis entrée à la Fac de Nanterre, j'ai fait une première année dans l'UER d'Allemand. Je pouvais passer en 2ème année, mais j'ai choisi de bifurquer vers l'UER "Langues Etrangères Appliquées" ouverte depuis peu. En 1977, j'ai obtenu la Licence, la même année j'ai rencontré celui qui allait devenir mon époux, et j'ai commencé à travailler comme secrétaire bilingue. J'ai fini dans le privé comme secrétaire de direction trilingue dans une société anglaise. Licenciée pour raisons économiques, je me suis établie à mon compte en 1994 comme traductrice freelance (anglais, allemand vers le français). J'ai arrêté cette activité en décembre 2005. Actuellement, je me la coule douce avec mon mari, qui est arrivé en retraite fin avril ... et on ne voit pas le temps passer ...

sablier_bleu




J'ai conservé un cahier sur lequel je collais tous mes bulletins de notes trimestriels, et où je notais chaque année le nom des élèves composant la classe. Je pense pouvoir le retrouver facilement. Fais-moi savoir quels éléments te manquent et/ou t'intéressent, ce sera avec plaisir que je te les transmettrai.

Bien cordialement,

Evelyne Pichon, née Leroy_velyne_Leroy_Pichon
95100 Argenteuil



(Évelyne, je t'adresse la même requête qu'à Marc : j'ai perdu ton adresse courriel...)


t_Anjubault_71_portrait


2 août (mis en ligne le 4)


- reçu un message de Philippe Anjubault :


Bonjour Michel,

je suis tombé sur ton blog complètement pas hasard et je n'en reviens
toujours pas. Quel boulot ! Je n'avais jamais vu (ou j'avais oublié) la photo de
holmes
classe de 1ère : ça m'a fait tout drôle.

Détail amusant : un copain s'est lancé dans la même aventure pour le collège Maurice Berteaux de Carrières, dont nous étions quelques uns à venir. Il a récupéré des centaines de photos, lancé des recherches pour retrouver les noms... Si cela t'intéresse, tu peux aller y jeter un coup d'oeil : www.destins.net

Je ne vais pas m'étendre davantage aujourd'hui car je pars en vacances demain voyage_velo_1950avec mes deux filles (Céleste, 17 ans, Zoé, 13 ans 1/2), ce qui m'oblige à quelques préparatifs. Mais je reviendrai bientôt sur ton blog, pour plus de détails.

Amitiés à toi et aux autres qui me liront.

Philippe Anjubault


philippe.anjubault@tele2.fr



23 août  2006                                                                                                                                                                            t_Anjubault_71_portrait

- la suite des souvenirs et réflexions de Philippe Anjubault :


Bonsoir Michel,

Ça y est, je suis rentré de vacances et j'ai davantage de temps pour étoffer mon message daté du 31 juillet.

Alors oui, j'ai des souvenirs très vivaces de ces années lycée, notamment de toi mais aussi de Wa-Wa, de Jean-Pierre Goury, de Brice David, de Loïc Gillet... Qui ai-je revu depuis ? Wa-Wa, bien sûr, que je n'ai pasSartrouville_1971_72 croisé depuis un moment mais dont j'ai régulièrement des nouvelles par le truchement d'une relation commune. J'ai continué à croiser Jean-Louis Varlet quelques années après le lycée, dans le hall de la fac de lettres de Nanterre, que nous fréquentions tous deux. J'ai également revu Jean-Pierre Goury, dans un autre hall - celui du théâtre de Sartrouville - mais cela fait déjà un bon moment. Sinon, plus récemment, Philippe Simon : des retrouvailles dont je me serais bien passé car il était chargé de la liquidation de mon régime matrimonial, suite à mon divorce (il a prétendu "ne pas avoir le souvenir" que nous étions en classe ensemble).

Ensuite il y a ceux que je n'ai jamais perdu de vue, mais que tu ne connais pas forcément car ils n'étaient pas dans les mêmes sections que nous : Jean-Claude Victor, alias "Totor", qui était en B, Daniel Poix, qui était en C... Et puis Jacques David, qui était mon prof d'EPS en terminal (c'était sa première année d'enseignement) que je vois aussi régulièrement.

Sinon, il y a ceux que j'ai entrevus à la télé : toi, si tu es bien le spécialiste de l'islam que j'ai cru La_Prof_de_Maths_370reconnaître (ou un homonyme ?), M. Monard, notre prof de maths en 1e, qui était interviewé en tant que proviseur d'un lycée de la région d'Angers (sauf erreur) [ci-contre : Le prof de maths, Lionel Valot], Jean-Pascal Assayi (orthographe non garantie), fréquemment interviewé en qualité de psychologue spécialiste des comportements au volant, notre nazillon de service Michel Fassi qui à la question "êtes-vous un néo-nazi ?" (Envoyé Spécial sur France 2) répondait candidement "pourquoi néo ?"...

Mon parcours en quelques mots. Après le lycée, licence de lettres puis licence et maîtrise d'information ­ communication, le tout sur fond de «pionnicat». Marié en 78, séparé en 2000, largement le temps de faire 2 enfants. Aujourd'hui journaliste, un peu particulier : je ne travaille que pour des entreprises, des collectivités territoriales, divers organismes. Je suis effectivement conseiller municipal de Carrières-sur-Seine (minoritaire car de gauche), depuis 11 ans, ce qui m'a occasionné un premier mandat sous la magistrature de Bourson, notre député de l'époque, qui était venu au lycée pour nous exhorter de reprendre les cours, lors de la grève de 73.

Revenons à mes souvenirs. Ils sont nombreux. Je n'ai donc aucun problème pour me rappeler de toi. Je me souviens même que j'étais passé te voir à un stand que tu tenais à la fête de l'Huma (à l'époque, j'étais à la LCR). Pour le reste, je vais le jouer à la Pérec (sans prétendre rivaliser en talent avec ce génie de la langue). Donc, je me souviens :

- de Gérard Boulanger, oui, même si je suis incapable de mettre une personnalité en face de ce nom.sarazin005

- de Bruno Séguier : il faisait très petit garçon (en seconde).

- de Laurence Vendroux, bien sûr, mémoire de temps à autre ravivée quand j'entends son frère Jacques à la radio. Il me semble qu'elle était la nièce ou petite-nièce d'Yvonne de Gaulle, qui n'aurait pas été contente de la voir sortir avec Marc Grillon, dont je me rappelle bien aussi.

- de Marc Binazzi, qui nous faisait rire car le midi, il quittait la salle de classe au pas de course et filait comme un lapin vers le garage à vélos. Sans doute avait-il de bonnes raisons pour cela : un petit frère, une petite sûr à récupérer... Cela dit, je trouve ses propos bien sévères à l'égard de Patrick (Wassef) : peut-être ce dernier critiquait-il les films d'Henri Verneuil il y a 34 ou 35 ans, mais superposer la personnalité d'un gamin de 17 ans et celle d'un adulte de 51 ou 52 ans ne me semble pas opportun. Je ne suis pas d'accord non plus avec cette idée "d'échouage sur un site de quinquagénaires nostalgiques". Pour ce qui me concerne, j'ai de bons souvenirs de cette époque mais aucune nostalgie, sentiment que je réserve à d'autres périodes de ma vie.

- de Bernard Cohen, bien sûr, avec qui j'ai milité mais que je n'aurais pas reconnu, je l'avoue. Je constate que celui qui nous reprochait d'emboucaner la Mutualité lors de meetings fume aujourd'hui dans les aéroports : c'est du propre !

- du café de Madame Houbé, où j'ai passé des heures à jouer aux tarots, à la belote, effectivement au 7 ­ 14 ­ 21. Madame Houbé ne devait pas être loin de retraite lorsqu'elle s'est retrouvée avec le principal accès du nouveau lycée juste en face de son établissement. Il fallu qu'elle casse des cloisons pour pouvoir absorber l'afflux de clientèle lycéenne. Une fin de carrière étincelante !

Peinture_a_l_huile_27___Spirit- de bon nombre de nos camarades de l'époque qui figurent sur la photo. Je ne pense pas pouvoir t'aider à identifier ceux et celles dont tu n'as pas retrouvé le nom. Peut-être qu'avec une résolution plus importante.

Néanmoins, j'ai un très fort doute concernant Catherine Borie. Je vois très bien de qui il s'agit (je me suis même retrouvé en vacances dans le même endroit qu'elle, quelques années après le lycée) et je suis pratiquement sûr de ne pas avoir été en classe avec elle. Autre interrogation : je me demande si Annick Besse n'est pas en réalité Anne Joncourt. À vérifier.

Voilà, d'autres souvenirs reviendront sans doute à la surface, surtout si d'autres contributions viennent les raviver.

Amitiés à toi et à tous ceux qui me liront.

Philippe Anjubault


iconographie :

Louis-Pierre Sarazin, Danseuses (à droite)

- Alex Cordova (Pérou), Spirit (à gauche)




29 août  2006

- une salle de classe du lycée de Sartrouville, au printemps 2006


salle_de_classe_Sartrouville




5 septembre  2006Chantal_Wetstein_portrait

- un message de Chantal Wetstein sur le site Copainsdavant.com :

Message

Je suis marié, j'ai trois enfants
Age : 51 ans
J'habite à VERNOUILLET
Profession : institutrice

Chantal Wetstein aujourd'hui

Chantal_Wetstein






____________________________


vernouillet_sur_la_carte

une carte pour situer Vernouillet

37899










Pierre Bonnard,
L'orage à Vernouillet (1908)



vernouillet_nef_saint__tienne





















Vernouillet, la nef de l'église Saint-Étienne



t_Anjubault_71_portrait

5 septembre  2006

- reçu ce message de Philippe Anjubault

Salut Michel,

je suis un peu surpris de ne pas avoir eu de réponse personnalisée aux
messages que j'ai laissés sur ton blog (le second en particulier) ainsi quecaf__chaises_vides
par l'absence d'éléments biographiques concernant certaines des personnes qui se sont manifestées (y compris toi) : peu de réponses à la question "qu'êtes-vous devenus ?". Mais ce n'est pas grave.

J'ai vu que Chantal Wetstein avait montré signe de vie. Je me souviens d'elle, même si nous n'étions pas spécialement proches.

Concernant les profs, à présent.
J'ai revu il y a quelques années Monique Portal, qui a fini sa carrière de prof d'histoire-géo au lycée de Carrières, où mon ex-femme était elle-même (et est toujours) prof d'anglais.

J'ai revu Charlotte Mirsalis il y a quelques années, lors d'une fête d'anniversaire à Maisons-Laffitte : celui de Françoise Khalifa, épouse (ex ? Je ne sais pas : ce sont des gens qui ont une vie compliquée) d'André
Khalifa, qui a été nommé prof de lettres au lycée juste après notre année de terminale. De mémoire, elle était alors toujours prof au lycée. J'avais
continué, pendant quelques années, à fréquenter Charlotte après le lycée car nous étions dans la même cellule LCR.

Je n'ai pas revu Marianne Stéphant - que j'ai juste cotoyée à l'époque car
elle n'était pas ma prof - mais j'ai eu des nouvelles d'elle (bonnes) par
son mari, Didier, avec lequel, d'une part, j'ai des amis communs et, d'autre
part, j'ai travaillé en 1991 : nous encadrions alors des ateliers de jeunes
conviés au festival d'Avignon, lui en tant qu'artiste (plasticien et
scénographe), moi en tant que journaliste : nous avions une tribune
t_bernard_cohen_photo1
quotidienne dans La Croix.

Jacques David et sa compagne Martine (laquelle était aussi élève au lycée) ne sont pas pas convaincus par la photo de Bernard Cohen. J'avoue ne pas avoir moi-même de certitude sur l'identité de la personne qui figure sur la photo. Wa-Wa, qui le connaissait bien aussi, n'a pas réagi ?

Voilà, j'espère que la dynamique de reprise de contact que tu as initiée va se poursuivre.

Amitiés

Philippe

 



Salut Philippe,

Oui... tu as raison. J'aurais dû te répondre directement aussi. Quant aux autres... je ne sais pas qui accède à ce blog et selon quelles fréquences... Mais plusieurs "visiteurs déjà connus" sont là tous les jours.

Je soupçonne que ce genre de retrouvailles, à une distance aussi grande, attire autant qu'il trouble. Et queDUPC2 l'attention qu'on y porte soit à éclipses, peut-être même dérange-t-elle... Par ailleurs, nous n'avions pas tous la même densité de relations et leur réminiscence peut occasionner des confrontations insolites avec sa propre mémoire, exiger du temps pour renaître à la conscience.
L'itinéraire de chacun peut également étonner les uns et les autres. Depuis 1971, nous avons presque traversé deux fois la durée de vie qui était la nôtre à l'âge du lycée…

Éléments biographiques : "illusoires", comme dirait Bourdieu…?
Après le lycée, j'ai consacré une année au militantisme bénévole à la direction de l'Uncal, puis j'ai entamé des études d'Histoire à l'université de Paris XIII-Villetaneuse. En réalité, j'ai surtout milité à l'UEC et à l'UNEF. Je suis parti pour les EOR à Coëtquidan en octobre 1977, ayant validé à peine une année universitaire…! Le séjour à l'armée m'a remis les pieds sur terre. J'ai terminé mes études en travaillant comme surveillant puis comme maître-auxiliaire. Enfin, j'ai passé le Capes en 1985.

railsMarié en 1979, un enfant, Pierre né en 1980. "J'explose" en 1987. Divorcé en 1989. Errances et passions. Je suis toujours troublé par cette conviction qu'on pourrait écouler de multiples vies. Et puis, la révolte vient tout chambouler et on claque les portes.

Années 1990. J'arpente le versant arabe et islamique d'une vie loin d'être encore apaisée. Je donne des cours dans les collèges de Seine-Saint-Denis et à l'université Paris VIII, je m'engage dans Radio France Maghreb, puis dans les arcanes de l'islam de France. Je jeûne chaque année durant le mois de ramadan. Je plonge dans les cartons d'archives de l'histoire coloniale française.

En 2000, à Aix-en-Provence, rencontre avec celle qui est devenue ma femme. Un deuxième enfant, Émile né en 2004. L'année suivante, je quitte la région parisienne pour un exil ligérien près de Saint-Étienne.

Prof d'histoire au lycée de Saint-Chamond. Plus que jamais attaché à l'école républicaine dispensatrice de savoirs et seule assurance d'un horizon émancipateur.

J'ai également un très bon souvenir de Mme Portal que j'appréciais comme professeur en classe de Première. J'aimais son style et ce qu'elle nous apprenait. Elle avait de l'allure et a su nourrir cette curiosité pour ce qui dépassait son cours. Je lui dois possiblement d'être aujourd'hui prof d'histoire.

Quant à la photo de Bernard Cohen, j'en suis sûr. Je l'ai identifié immédiatement bien que jamais revu depuis ces années lycéennes. Je suis tout de même resté toute la classe de terminale avec lui. Maintenant, je laisse une place au doute méthodologique car je sais aussi les pièges de la mémoire…

Amitiés.

Michel

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5 septembre  20065945746_p

- reçu un nouveau message de Marc Binazzi

Salut Michel,

Je viens de consulter ton blog mis à jour. C'est amusant de voir ce que les autres ont conservé de soi aprèsMarc_Binazzi tant d'années. Philippe Anjubault se souvient que je me ruais vers le garage à vélos, mais j'habitais alors à Maisons-Laffitte et je rentrais simplement chez moi déjeuner!

Pour l'hostilité de Patrick Wassef à Henri Verneuil je pense que ce qui agaçait c'était cet aspect un peu ronronnant "cinéma de Papa" mais Verneuil étant, depuis, revenu peu avant sa mort, à ses racines arméniennes il est devenu intouchable..... Par contre c'est vrai que la Vache et le Prisonnier en version colorisée...

Je t'envoie une photo relativement récente prise à Las Vegas le jour de mon mariage il y a trois ans avec une Américaine. Le lendemain, dans un  accès de lucidité je me suis enfui et l'ai abandonnée sur place. Depuis nous nous envoyons des e-mails sans trop savoir que faire. À 51 ans j'ai l'impression de ne pas trop savoir comment régler ma destinée, mais bon, ça finira par s'arranger.

J'ai aussi de bons souvenirs de Mme Portal, une prof' à l'écoute et sympathique. Ton blog est toujours aussi vivant et intéressant, mais c'est vrai que cette démarche de retour des décennies en arrière est aussi fascinante qu'inquiétante et elle suscite beaucoup d'interrogations sur notre rapport au passé!

Amitiés

Marc

DSCN0175_m
Las Vegas




5 septembre  2006, encore5945746_p

- Marc Binazzi adresse un post-scriptum


Salut Michel,

Marc_BinazziJe réponds un peu plus longuement aux commentaires suscités par ma première impression. "Raillerie" et "causticité" me paraissent un peu excessifs et je persiste quand même à jeter un regard un peu amusé sur ce phénomène de regroupement clanique favorisé par Internet.

Ce qui m’amuse aussi c’est de voir que certains d’entre nous sont grands-parents et en tout cas parents d’enfants déjà adultes et ont connu divorce et remariage alors qu’à 51 ans je n’ai toujours pas assimilé mon premier mariage il y a trois ans….. Bon, évidemment se marier à Las Vegas avec une Américaine qui elle convole pour la troisième fois cela ne fait pas sérieux et le lendemain du mariage j’ai faussé compagnie à mon épouse et à ce jour nous vivons toujours mariés mais séparés, elle à Seattle et moi en banlieue
paris_france_attractions parisienne. (je précise au passage que Seattle c’est un peuseattle comme San Francisco mais en beaucoup plus petit, largement plus moche et en plus il pleut tout le temps. Quant à Las Vegas….. beurk!)

Je me souviens en effet que mon départ précipité après le dernier cours de la matinée en amusait certains, mais au risque de décevoir Philippe Anjubault, si je me ruais ainsi vers ma mobylette c’est tout simplement que j’habitais à Maisons Laffitte et rentrais chez moi déjeuner, et ce trajet fastidieux surtout en hiver ne me laissait que peu de temps pour manger (je ne me souviens d’ailleurs plus de nos horaires de cours, commencions-nous à 8h00 ou 8h30?….)

Je vois aussi que la réminiscence de ce commentaire de Patrick Wassef sur Henri Verneuil a fait couler de l’encre et fleurir des affiches….. Je pense avec le recul du temps que ce que notre maître à penser (!!) hirsute de service voulait fustiger était le côté "cinéaste de papa" de Verneuil, ses grosses productions à l’américaine, ses dialogues à la sous-Audiard, fabriqués et si lourdement didactiques parfois (cf. ‘I comme Icare’), alors qu’émergeait un cinéma plus engagé, voire contestataire. On lui a également reproché l’idéologie sécuritaire sous-jacente à ‘Peur sur la Ville’ (et encore, à l’époque on ne parlait pas encore de Kärcher ou de racaille…) mais ce film je pense est de 1974, donc postérieur à notre expérience commune à Sartrouville. Et puis en vieillissant Verneuil a fait deux films sur son enfance arménienne (588 rue Paradis et Mayrig) et y a évoqué le génocide dont son peuple a été victime, alors évidemment aujourd’hui il est indéboulonnable et intouchable…..

Philippe Anjubault rappelle également l’existence de Michel Fasci, le (néo)-nazi qui n’a jamais été en classe avec nous d’ailleurs mais il s’était fait connaître en tentant de lancer un genre de journal dans le lycée intitulé "l’Evariste". Je connaissais l’individu depuis le CES Jean Cocteau à Maisons Laffitte où nous avions un camarade de classe en commun mais à l’époque il n’affichait pas encore la couleur. En fait j’ai compris
P_tain_chant quelques années plus tard en me trouvant nez à nez avec lui dans le métro alors qu’il contemplait avec ravissement la pochette d’un 33 tours (eh oui, c’était avant le CD….) de discours du Maréchal Pétain ! Après il a eu droit à des articles dans la presse détaillant son pathétique parcours jusqu’à devenir pilleur de troncs, le dernier à ma connaissance en 1991 dans Libération, alors qu’en pleine Guerre du Golfe il voulait s’engager dans l’armée irakienne! Qui sait où il est aujourd’hui, peut-être à Guantanamo????

J’ai constaté aussi en lisant ton blog qu’un certain nombre d’entre nous ont rejoint les rangs de l’enseignement. Pour moi à l’époque l’avenir professionnel c’était "tout sauf prof". Bon, j’ai eu de la chance, je suis devenu traducteur et interprète et même si c’est parfois difficile je m’estime comblé. Je dis difficile surtout par l’aspect humain. Je travaille essentiellement pour la justice et donc je côtoie des criminels, des victimes et pire encore, des magistrats et des policiers…..

Je passe beaucoup de temps dans les tribunaux et vois passer des cas désespérés et désespérants, notamment des ‘mulets’ qui transportent d’un continent à l’autre des boulettes de cocaïne dans leurs entrailles, des gens d’une pauvreté et d’une vulnérabilité inouïes qui risquent leur vie pour une récompense aléatoire et dérisoire et qui après moisissent quelques années ou quelques mois dans nos prisons.

Il y a quelques jours seulement je suis allé à la Maison d’Arrêt pour Femmes de Fleury Mérogis pour assister une de ces femmes qui se font arrêter à Roissy ou Orly avec ce genre de chargement et elle comparaissaitfleury devant le Juge d’Application des Peines dans l’espoir d’une libération anticipée. Elle s’est fait passer à la moulinette par le magistrat pour avoir accepté la facilité d’une solution illégale à sa misère et croupira en prison pendant quelques mois encore. J’avoue que même après 25 ans de carrière on a du mal à s’habituer à ce genre de situation. Quant à la prison même vue de l’intérieur, il faut y être entré pour savoir ce que c’est vraiment – ne serait-ce que le bruit des serrures et de laisser sa carte d’identité et son téléphone portable à l’entrée – et encore, moi je n’y entre que comme visiteur!

Il y aurait énormément à dire sur cette remontée à la surface de sentiments enfouis et le refus d’affronter, de regarder aussi bien devant que derrière alors que tous quinquagénaires nous entamons l’irrésistible descente vers le néant. L’observation de Philippe Anjubault sur Philippe Simon niant avoir été au lycée avec
Abime_par_MUCHA lui me rappelle qu’un jour alors que j’étais avec Evelyne Leroy, elle aussi surgie des profondeurs, en gare de La Garenne-Bezons, sur le trajet de Nanterre, nous nous sommes trouvés en présence de Philippe Simon et il a soigneusement évité de regarder en notre direction. Je me souviens même qu’Evelyne lui avait alors dit bonjour et comme il ne répondait pas elle l’avait traité de ‘bêcheur’…… Mais le rapport qu’on entretient avec le passé est complexe et parfois douloureux, alors je conclurai par une citation de Nietzsche: "si tu regardes l’abîme, l’abîme à son tour te regardera !"

Amitiés

Marc Binazzi





13 septembre  2006t_Anjubault_71_portrait

- un message de Philippe Anjubault

Salut Michel,

Tu vas te dire que je suis devenu un «accro» à ton blog, submergé
1jeromepar la nostalgie des «années lycée». Non, simplement, mon travail me cloue à journées entières devant mon écran d'ordinateur et ton blog constitue désormais l'une des petites récréations que je m'octroie de temps en temps, sachant que je peux passer une journée entière sans rencontrer personne.

Et ces petites incursions sont un plaisir. J'y ai lu les dernières contributions de Marc Binazzi, pleines de sensibilité : on se dit dans ces cas-là qu'on n'a pas totalement perdu son temps au lycée (je plaisante, bien sûr) et que les retrouvailles, 34 ans après, valent la peine d'être vécues.6645043

Un message à son attention : ne t'inquiète pas, Marc, j'ai toujours pensé que tu avais de bonnes raisons pour t'éclipser aussi vite après la fin des cours, et le fait d'avoir à rejoindre Maisons-Laffitte à vélo te laissait effectivement peu de temps.

Une remarque, cependant : je ne vois pas de «phénomène de regroupement clanique» dans le fait de se retrouver plus de trois décennies après le lycée et de se parler, par e-mail interposé. Quel clan ? Et le phénomène n'est pas «favorisé par internet» : il ne pourrait simplement pas exister sans internet, où alors très difficilement et avec, pour le coup, une dépense de temps et d'énergie qui pourrait effectivement faire penser à une inquiétante nostalgie pour le passé.

Pour ma part, je ne ressens pas le trouble évoqué dans certaines contributions, ou en tout cas pas de trouble porteur d'une dimension éventuellement négative. Peut-être est-ce parce que, comme je l'ai indiqué dans un précédent e-mail, une démarche similaire de reprise de contact a été initiée il y a 3 ans par un Diapositive1copain du collège de Carrières et que, depuis, nous sommes quelques uns à nous revoir chaque année, à l'occasion de la braderie. L'un de nos profs de l'époque est même venu cette année : nous ne l'avions pas vu depuis 36 ans ! Le moment était très sympa et (surtout pour lui, car ça le renvoyait à une jeunesse plus éloignée que ne l'est la nôtre) très émouvant. Il nous a avoué être venu avec une certaine appréhension car il ne savait pas ce qu'il allait retrouver, pour nous affirmer à la fin de l'après-midi qu'il comptait bien être présent l'an prochain.
Anjubault
Voilà. Ne voulant pas être en reste vis-à-vis de toi et de Marc, je joins une photo de moi, prise récemment dans un lieu que j'affectionne particulièrement : le bord du lac de Castillon, dans les Alpes de Haute-Provence (à une soixantaine de kilomètres à l'est de Digne-les-Bains).

Dernière chose, à toute fin utile, mon numéro de portable : 06 63 40 53 04.

Amitiés

Philippe


lac_de_Castillon_panoramique
vue panoramique du lac de Castillon

lac_de_castillon1

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lac de Castillon (Alpes-de-Haute-Provence)





7 octobre  2006

- un coup au plexus ! la photo de la classe de 2e, l'année 1970-1971... Elle a été envoyée sur le site Copainsdavant par Jean-Louis Varlet :

860517_1


J'avais oublié que bon nombre d'entre nous étaient déjà ensemble en 2e. L'espace d'un instant, j'ai même cru voir une autre classe que la mienne... avant de me découvrir dans un coin à gauche...! Outre les personnes identifiées sur la photo de 1e, je crois reconnaître : 

Diapositive1

Plus surprenant encore, ce sont ces visages pas totalement inconnus... mais bien oubliés. Pardon de vous ponctuer et de vous flécher de la sorte. J'aimerais bien recueillir quelques informations et vous ressuciter à mon souvenir.

Diapositive2
cliquer sur l'image pour un format plus grand

Michel R.




8 octobre  2006

- une réaction de Philippe Anjubault

Salut Michel,
moi aussi, ça m'a fait un choc. Cette fois, j'en suis sûr, je n'ai jamais vu
Philippe_A
cette photo, ou alors de manière très fugace. J'ai même pensé un moment que je n'y étais pas, jusqu'à ce que j'identifie, entre Gilles Lorentz et Gérard Boulanger, un personnage qui pourrait... être moi. Ma fille Zoé m'affirme que c'est le cas mais je n'en suis même pas certain.
Les trois demoiselles "fléchées" sont bien celles que tu as cru reconnaître.
Quand aux "non identifiés", j'avoue que je cale. Sauf peut-être pour le garçon qui est à côté de Jean-Louis Varlet : Jean-Claude Brissot, çe te dit
quelque chose ? Je me rappelle aussi parfaitement la jeune fille qui est
juste derrière le professeur, ainsi que celle qui est à gauche de Mireille
Soulié (c'était une vamp !) mais leur noms sont totalement sortis de ma
mémoire. Quant au professeur, il s'agit bien de Madame Herbert ?


Salut Philippe,

Michel_R La perspicacité des enfants est étonnante. Comme ta fille, mon fils, qui a deux ans et demi, a tout de suite pointé son doigt vers son père sur la photo... Moi aussi, je n'ai pas le sentiment d'avoir jamais eu ce cliché sous les yeux. Le rituel de la photo de classe devait nous sembler désuet. Peu de sourires d'ailleurs. Peut-être ne l'ai-je même pas achetée... On ignore, alors, les sensations que procure l'observation d'un souvenir d'école quelques décennies plus tard...

La rangée de garçons où tu te trouves... semble figée par un sérieux qui n'était pas le nôtre en tempsrang_e_gar_ons_en_2e normal. Jean-Pierre Goury ressemble à un clergyman épiscopalien, Gilles Lorentz à un gentleman farmer voyant brûler sa récolte, toi à un marin breton attendant le retour d'un châlutier naufragé, et Gérard Boulanger à un Camus inquiet, hésitant entre sa mère et la justice.

La "vamp" dont tu parles, je l'avais identifiée sur la photo de 1e, mais son nom, pour moi, n'est pas Béatrice Paroldo. Sur la liste que le lycée m'a envoyée l'année dernière, j'ai trouvé Béatrice Sénéchal... Je vais vérifier tout de même. Oui, Béatrice était soucieuse de sa féminité... mais elle nous a tous tenus à distance...!

Tu dis qu'à côté de Jean-Louis Varlet ce serait Jean-Claude Brissot... Le nom... peut-être. À moins qu'il ne me rappelle le girondin Brissot... guillotiné en 1793...!

Michel R.


 

- Philippe A.B_atrice_en_2e

Si, ça y est ! Je me souviens que la "vamp", à côté de Mireille Soulié, s'appelait Béatrice Paroldo.


- Philippe A.

Je me rappelle un autre nom : celui de la troisième jeune fille de la rangée
du haut, en partant de la gauche. Elle s'appelait Elisabeth Petchot-Baqué.
Je m'en souviens parce qu'en classe, j'étais assis à côté d'elle.
Confirmes-tu pour Madame Herbert ?
PhA




11 octobre  2006

Salut Philippe,

Mme Herbert... j'ai honte de n'en avoir aucun souvenir...! Gérard s'en rappelle bien... ainsi que les mauvais jeux de mots dont on l'affublait.
Par contre, je ne suis pas d'accord avec ton identification de la troisième fille en haut. Pour moi, il s'agit de Florence Bassac, qu'on retrouve bien sur la la photo de classe de 1e. Et la quatrième..., je n'en ai pareillement aucun souvenir. Enfin, c'est le premier sentiment. Ensuite, à force de scruter ces visages, quelques réminiscences parviennent à se faufiler...

rang_e_du_haut_classe_de_2e


La première fille à gauche... , je me demande si il ne s'agit pas de Dominique Cadoret... Et à gauche de Jean-Louis Varlet... serait-ce Patrick Wassef ? (hypothèse basée sur la masse de cheveux...).

Michel R.

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